Aujourd’hui, le Hip Hop New Style est partout. Dans les studios, sur les réseaux, dans les battles, sur les scènes.
Mais posons une vraie question : est-ce que la scène évolue… ou est-ce qu’elle s’éloigne de ses bases ?
Le problème n’est pas le niveau… mais la construction
On voit des danseurs rapides, créatifs, impressionnants. Mais derrière cette performance, une réalité dérangeante apparaît :
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Peu de groove réel
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Des mouvements sans poids
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Une musicalité superficielle
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Une dépendance aux chorégraphies et aux vidéos
On ne manque pas de talent, "On manque de fondations".
Sans foundations, il n’y a pas de liberté
Le Hip Hop New Style repose sur des éléments simples mais essentiels :
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Les grooves (bounce, rock, groove naturel)
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Les steps (issus des social dances)
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Le contrôle du corps (isolations, waves…)
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La musicalité
Ces éléments ne sont pas “basics”. Ils sont la base de tout. Et pourtant, ils sont souvent négligés.
Pourquoi ? Parce qu’ils demandent :
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du temps
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de la répétition
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de l’écoute
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de l’humilité
Tout ce que la culture actuelle veut éviter.
Une génération influencée par la vitesse des réseaux
Aujourd’hui, l’apprentissage passe souvent par les réseaux sociaux.
Alors; On consomme des mouvements, des combos, des tendances. Mais on ne construit pas.
Résultat :
Des danseurs qui savent reproduire…
mais qui ne savent pas créer.
Danser ou performer ?
Une autre dérive apparaît : la recherche constante de performance.
Toujours plus :
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rapide
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technique
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impressionnant
Mais à quel prix ?
On oublie :
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le groove
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le feeling
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la connexion à la musique
On danse pour être vu, pas pour ressentir.
Et en Afrique ? Une responsabilité encore plus grande
Dans des scènes comme celles de Goma et d'autres villes en RD Congo ou ailleurs sur le continent, les opportunités sont déjà limitées :
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peu de formations structurées
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peu de transmission approfondie
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peu de rencontres et workshops avec de professionels....
Cela rend les foundations encore plus importantes. Parce que sans base solide, la scène ne peut pas se structurer.
Le rôle des danseurs, mais aussi des acteurs de la scène
Ce problème n’est pas seulement celui des danseurs. Il concerne aussi :
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les professeurs
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les organisateurs
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les plateformes
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les médias
Enseigner sans foundations, c’est créer une illusion de progression. C'est aussi affaiblir la culture.
Revenir aux bases n’est pas un retour en arrière
C’est une prise de position. C’est refuser la superficialité, la copie et la facilité
C'est aussi choisir :
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la compréhension
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la maîtrise
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l’identité
La vision portée par Vijana Up
Chez Vijana Up, nous croyons que la danse ne doit pas être seulement consommée.
Elle doit être comprise, construite et transmise avec les bonnes informations
Raisons pour laquelle, nous travaillons à :
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mettre les foundations au centre de nos séances d'encadrement et formation
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valoriser les danseurs qui construisent leur style
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contribuer à une scène plus consciente et structurée
Conclusion : une question à la communauté
Le problème n’est pas de ne pas savoir.
Le problème, c’est de ne pas vouloir apprendre en profondeur. Alors aujourd’hui, la vraie question est simple :
Est-ce que tu veux aller vite… ou aller loin ?
Si toi aussi tu crois qu’il est temps de construire plutôt que consommer, la question n’est pas “qui va le faire ?”
Mais toi, tu attends quoi ???
